“Blocage du fonctionnement” du gouvernement des USA: Comment s’y prendre pour en sortir?

Un “blocage administratif” du gouvernement mettant environ 400 000 travailleurs sur 800 000 en mode “sans emploi”. Il s’agit d’une situation critique qui affectera certainement des millions de personnes dans le pays si nous prenons en compte le fait que chacun des travailleurs victimes appartient à un ménage composé d’au moins trois personnes. C’est vraiment énorme. .Mais ce qui est inquiétant, c’est la probabilité de voir la situation durer assez longtemps si l’on considère la motivation du Congrès et du président Trump concernant le financement de la construction du mur frontalier entre le mexique et les USA. Il est extrêmement important que le président Trump obtienne 5,6 milliards de dollars US pour construire ce mur qui est un element majeur de son programme gouvernementale en matière de sécurité. Certes, il sera prêt à lutter jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il veut, mais la question est de savoir «qu’en est-il de la volonté américaine exprimée par la position du Congrès? .est-ce pertinent pour l’évolution du programme gouvernemental? ”.

Pour répondre à cette question sur le poids de la volonté du peuple américain à ce sujet, il est important de revenir au processus électoral aux États-Unis, en particulier au système électoral. Il est clair que la meilleure façon de diriger pour un leader est de faire la volonté de ceux qui l’ont élu. Il était évident au regard de la période de campagne qui a conduit le président Trump au pouvoir que la plupart des citoyens américains ne souhaitaient pas directement le voir président des États-Unis, mais le système électoral aux États-Unis ne semble pas permettre au citoyens d’exprimer directement leurs voix lorsqu’il s’agit d’élire le président des États-Unis. Il appartient prioritairement aux grands électeurs d’exprimer directement la volonté du peuple, rendant ces électeurs extrêmement incontournables pour quiconque souhaite accéder à la Maison-Blanche. Cet impressionnant système électoral, s’il est effectivement établi que «le vote populaire» ne voulait pas du président Trump, a révélé son incapacité à exprimer fidèlement l’essence de la démocratie qui est la premature de la seule volonté du peuple. Ce n’est donc pas le président Trump qui va directement à l’encontre de la volonté du peuple américain, mais plutôt c’est le système américain qui semble avoir besoin d’une certaine révision pour maintenir sa démocratie à jour en fonction de l’évolution de l’environnement politique dans le pays.

Vu sous cet angle, il est compréhensible que le président Trump insiste sur le fait qu’il exécute fidèlement la volonté du peuple américain. Il convient de rappeler qu’il a été élu au pouvoir, défiant de nombreux analyses d’experts et Des sondages sur les tendances de l’époque. La “Trumpfolicy” ne semble pas être uniquement en rapport avec la politique étrangèrère, elle semble également redéfinir la politique nationale. Cependant, la durabilité d’une telle conduite «extrêmement impopulaire» de gestion des affaires de l’État est quelque chose qui retiendrait certainement l’ attention de tous les analystes des relations internationales.

Une lecture traditionnellement basée sur l’approche scientifique veut qu’un tel style de gestion soit condamné à disparaître avec le départ du président Trump. Cependant, si l’on considère «l’effet domino» produit dans de nombreux autres pays, qui adoptent une approche plus nationale du leadership et font en sorte que les socialistes prennent en main la gestion des États, il ne sera pas surprenant que ce style de gestion dure plus longtemps que prévu.

Deux issues possibles de sortie de cette situation de crise administrative qui n’est pas du tout dans l’intérêt du gouvernement et du peuple:

1- Le président Trump dans sa stratégie «Piss you off and get you back» pourrait certainement obtenir les fonds nécessaires pour construire le mur après des négociations avec le congrès. Bien qu’il semble qu’il ne soit pas avantageux pour les citoyens de payer pour un mur dont l’utilité économique et professionnelle est non négligeable pour eux. Certaines tendances révèlent environ 50 milliards de dollars générés fréquemment par la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis et environ 500 millions de personnes qui traversent chaque jour. Cela ne doit pas être sous-estimé.

.2- La deuxième solution pourrait être un geste étonnant du président Trump, qui comprendrait probablement qu’il est le président de tout le peuple américain et que le Congrès exprime le mieux la volonté du peuple, et donc il abandonerait son idée de construire le mur. Cela pourrait lui coûter la confiance des gens qui l’ont élu au pouvoir et faire ressortir un côté plus sensible de lui qui semble ne pas exister jusqu’à présent. Le résultat d’une telle décision sera également difficile à cerner, mais sera certainement apprécié par de nombreux citoyens et pourrait être utile au président Trump à l’avenir.

Considérant le but même du leadership et de la démocratie hautement inscrit dans la constitution des États-Unis d’Amérique ainsi que dans de nombreuses constitutions dans le monde, c’est-à-dire: “diriger uniquement pour le peuple, et donc tenir compte impérativement de la volonté du peuple tout en protégeant l’humanité”. Il n’est pas mature de refouler la «volonté» du peuple quand elle est clairement identifiée, même si cela semble être une énorme erreur d’après la vision du leader. »Il est sage, à un moment donné du leadership, de permettre au peuple de faire leurs erreurs. surtout si cela va permettre d’éviter les frustrations. Aucun scientifique, ne pouvait prédire avec exactitude le niveau actuel des manifestations en France, qui est le résultat de plusieurs années de frustrations dont les dirigeants n’avaient pas suffisamment tenu compte. Les récents événements, qui ont créé plein de frustrations, ont donc exposé le gouvernement français à la situation instable actuelle du pays. C’est pour attirer l’attention du président Trump et du gouvernement américain sur le risque encouru par la récente série de décisions, en particulier depuis l’arrivée du président républicain en place. Les américains semblent régulièrement frustrés, et l’accumulation de tels sentiments est une porte ouverte à la révolte qui pourrait être dévastatrice et emporter des aquis qui ont pris des siècles à construire.

La deuxième approche de solution pourrait être extrêmement bénéfique pour le gouvernement et ce peuple américain actuellement .Cela empêchera une éventuelle escalade et baissera la pression qui semble assez forte aux États-Unis. Cependant, il est peu probable que le président opte pour cette deuxième option en raison de la cohérence dont il a fait preuve jusque là dans la mise en oeuvre de son programme. Cela n’exclu pas le potential unique du président Trump à surprendre son environnement.

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The Government “shutdown” in the US: what is the way forward?

A government shutdown puting about 400.000 thousands workers over 800.000 on a forloughs mode. This is a critical situation that definitely will affect millions of people in the country if we take into consideration the fact that each of the workers victims belongs to a household made of at least 3 people. That is definitely huge. But the worrying aspect is the probability to see the situation last for quite a long time looking at the vim of the Congress and President Trump on this very matter of funding the building of the Mexican and US Border wall. It is extremely relevant for President Trump to secure 5.6 billions US dollars to build that wall which is a key point on his Agenda. Definitely he will be willing to wrestle till he gets what he wants, but the question is “what about the will american people expressed by the Congress’ position? Does it matter for the president’s agenda?”.

To answer this question of the American people’s will on the subject it is important to go back to the elections process in the US, especially the voting system. It is clear that the right way to go for a leader is to do the will of the people that have elected him/her. It was obvious looking at the campaign period that led President Trump into office that most of the citizens of the US were not directly interested into having him as the US president, but the voting system in the US seems to not make the citizens will directly expressive and relevant when it comes electing the President of the US. It is up too some specific people to express the will of the people directly, making therefore the Will of these electors extremely relevant for whoever wants to access the white House. This impressive elections system, if indeed it is established undoubtedly that “the popular vote” did not want President Trump, has exposed its failure to faithfully express the essence of Democracy which is the soly Will of the people. It is not therefore President Trump who is directly going against the will of the American people, but rather the american system that appears to need a certain revision to keep its democracy updated to evolving environment of politics in the country.

Looking at it from that angle, it is understandable and quite comprehensive to hear President Trump insisting on the fact that he is faithfully carrying out the will of the american people. Let us be mindful of the fact that he was voted into power defying many experts analysis and pools on the tendencies at the time. Trumpfolicy appears to not be only a unique foreign policy initiative for it appears to redifine the domestic policy as well. However, the sustainability of such an “extremely unpopular” way of conducting the state business is something that every international affairs analysts will be willing to observe and appreciate. Traditionally one is tempted based on the scientific approach to assert that such a management style is doomed to die with the departure of President Trump. However, looking at the “domino effect” that is being produced in many other countries, adopting a more national approach to leadership and having socialists taking over states’ management, it won’t be a surprise to have such a management style last more that it seems to be capable of.

The way forward for this Government shutdown which is not at all in the interest of the government and the people could be perceived as follow:

1-President Trump in his “Piss you off and get you back strategy” might definitely get the funds to build the wall after some negotiations with the congress. Altough it appears that it is not beneficial for the people to pay for the wall that they seem to not even want looking at the economical and professional usefulness of the trafic at that very US and Mexico border. For some tendencies revealed about 50 billions US dollars generated by the border frequently and about 500 millions people trafic on a daily basis. That is not to be underestimated.

2- The second way could be an amazing move of President Trump who probably understands that he is the President of all the american people and that Congress expresses the best the people’s wishes and let go his commitment to build the wall. That might cost him the trust of the people that voted him into power and show up a more sensitive part of him that seems to not exist so far. The outcome of such a decision is difficult to analyse as well but definitely will be appreciated by many citizens and could be useful to President Trump in the future.

Looking the very purpose of leadership and democracy highly enshrined in the constitution of the United states of America as well in many constitutions in the world, which is That ” we lead for the people as in The citizens, and shall taken their will into consideration while protecting humanity. It is not matured to push away the “will” of the people when it is clearly identified even if that will appears to be a huge mistake according to leader.” It is wise at certain point of leadership to allow the people to do their mistakes especially if this is going to help to avoid frustrations. Nobody as a scientist could be able to forsee with exactitude the level on ongoing protest in France which is the result of several years of ongoing frustrations that were not appropriately addressed by the leadership. The recent events full of frustrations therefore exposed the government to the current unstable situation of the country. This is to draw the attention of President Trump, and the american on the risk that is being taking looking at the recent sets of decisions especially since the arrival of the sitting republican President. The people seem to frustrated regularly, and the accumulation of such feelings is an open door to revolt that could be devastated and take down things that have taken centuries to be built. The second option could extremely beneficial to the Government and that people. It will prevent eventual escalation and slow down the pressure that seems quite high now in the US. However, President is not likely to move for option two base on the consistency he has demonstrated on achieving his agenda. This does not shadow the ability of the leader to surprise his environment.

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Why is RFI “persona non grata” for the rest of the elections’ process in DR Congo?

The DRC government faithful to its line of conduct was not deprived of withdrawing the accreditation of the RFI correspondent in the country, Florence Morice, and found it useful to cut down the radio’s broadcasting accusing it of allowing communication on the results tendencies information that could lead to create turmoil in the country. The first question that comes to mind is whether this government is empowered to make such a decision and what could be the reasons That brought to that?

The DRC government once again is acting within the limits of its prerogatives. the government is absolutely free to give or withdraw accreditation to any person and authorize or not the broadcast of any media institution, especially when it considers that it is a matter of national security and maintenance of public order. Moreover, the government is the only one who can determine on the basis of information available all that constitutes a threat to the security and stability of country. This is proper to most countries in the world, not just for the DRC. Seen from this angle, withdrawing the accreditation followed by cutting down the Internet is quite understandable.

it should be noted that since the very beginning of this election process and the refusal of the DRC to receive the help of the international community in the organization of these elections and the last postponements, several discussions on RFI have not hidden the doubt about the inability of the DRC to organize credible elections. the use of a term like “chaotic elections” does not seem at all neutral in the communication approach. these elements, even if carried out with the utmost professionalism, are not likely to encourage the probable efforts made by the Congolese government in satisfying a thirst for democratic transition that has tormented its people for about two years. these elements and many others that we do not necessarily have access to may have motivated the DRC to adopt this attitude which is not at all new with respect to RFI, which is probably perceived as an “instrument” of the international community by Kinshasa.

However, this attitude can be perceived as a hindrance to freedom of expression and an unfriendly and transparency free attempt to manage the electoral period, especially if the shutdown of the internet for almost a week now in the DRC is added to this.

between the idea of a preventive measure to maintain national security, public order and the deprivation of freedom of expression, it must be said that scientifically national security and law enforcement are perceived as non-negotiable and have priority when it comes to states’ decision-making process. which could technically explain this decision-making. It could also be said that despite the administrative will of President Kabila who is no more candidate, the efforts of the CENI, the unsuccessful attempt to come together of the Congolese opposition parties, it seems that the “international community” is making efforts to take down any idea of credible presidential elections in DRC. In the whole story, the Congolese people remain the only true victims of this situation. They will have to exercise utmost maturity so as not to be dragged into Violence .

s.

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RFI “persona non grata” pour la suite des élections présidentielles en RDC: Pourquoi?

Le gouvernement de la RDC fidèle à sa ligne de conduite ne s’est pas privé de retirer l’accréditation de la correspondante de RFI, Florence Morice, sur son territoire et a jugé utile de couper l’émission des antennes de la radio Internationale, l’accusant de permettre la diffusion des résultats partielles de nature à créer des troubles dans le pays. La première question qui vient à l’esprit est de savoir si ce gouvernement est habilité à prendre une telle décision et qu’est ce qui peut bien motiver cela?

Le gouvernement de la RDC une fois de plus agit dans les limites de ses prérogatives. Il est tout à fait libre à priori de donner ou de retirer l’accréditation à toute personne et autoriser ou non l’émission des ondes de toute institution médiatique, surtout lorsqu’il estime qu’il est question de sécurité nationale et de maintien de l’ordre publique. Là encore, il est le seul à pouvoir determiner sur la base des informations dont il dispose de tout ce qui constitute une ménace pour la sécurité et la stabilité de son pays. Vu sous cet angle ce rerait d’accréditation suivi de coupure de l’internet est tout à fait compréhensible.

Il faut noter que depuis le démarrage de ce processus d’élections et le refus de la RDC de recevoir l’aide de la communauté Internationale dans l’organisation de ces élections et les derniers reports, plusieurs discussions sur RFI n’ont pas caché le doute sur l’incapacité de la RDC à organiser des élections crédibles . l’utilisation d’un terme comme “élections chaotiques” ne semblent pas du tout neutre dans l’approche de communication. Ces éléments même si déroulés dans le plus grand professionnalisme ne sont pas de nature à encourager les probables efforts fournis par le gouvernement Congolais dans la satisfaction d’une soif de transition démocratique qui tourmente son peuple depuis environ 2 ans. Ces éléments et bien d’autres que nous ne maitrisons par forcément peuvent avoir motivé la RDC a adopter cette atitude qui n’est pas du tout nouvelle vis à vis de RFI, qui est probablement perçu comme un “instrument” de la communauté Internationale par Kinshasa.

Toutefois, on peut percevoir cette atitude comme une entrave à la liberté d’ expression et une tentative peu catholique dans la gestion de la période électorale si on ajoute à celà la coupure de l’internet depuis presqu’une semaine en RDC.

Entre la thèse d’une mesure préventive pour maintenir la securité nationale, l’ordre public et celle de la privation de la liberté d’expression , il faut dire que scientifiquement la sécurité nationale et le maintien de l’ordre sont perçus comme non négociables et ont la priorité sur tout processus de prise de decision en matière étatique. Ce qui peut justifier cette prise de décision.

En outre, on peut dire que malgré la volonté administrative du président Kabila qui ne se représente pas, les efforts de la CENI, la tentative d’union vaine de l’opposition congolaise, il semble que la “communauté Internationale” ménage des efforts pour préparer le terrain à ne pas considérer comme crédibles ces élections présidentielles. Le peuple congolais reste la seule véritable victime de cette situation. Qu’il fasse donc preuve de maturité pour ne pas se laisser entrainer dans des Violences.